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mardi, juin 6, 2023
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La Fondation BALIFÊ au secours d’un orphelinat

Redonner du sourire aux orphelins au travers d’activités sportives, tel est le credo de la fondation BALIFÊ.

Cette année encore, le court de tennis de l’athletic club de Biétry accueillera une compétition initiée par la Fondation Balifê. Il s’agit d’un tournoi international qui verra la participation de grosses pointures du tennis. Ce tournoi, explique la présidente de la Fondation BALIFÊ Mme Carole Roinet, sera adossé à une action caritative. Le choix s’est porté sur l’orphelinat ‘’la douce main’’ d’Azuretti dans le département avec come challenge la construction de locaux plus spacieux avec des commodités adéquates pour un meilleur confort des pensionnaires. BALIFÊ signifie en langue Gouro ‘’les biens de Dieu’’.

La fondation s’est fixée pour objectif de poser des actions en faveur de ces enfants en vue de leur assurer une vie meilleure.

Par ces compétitions, la fondation vise à inculquer à ces enfants la culture du sport et aussi stimuler en eux la graine de la pratique du tennis.

Une façon de les aider dans leurs premiers pas.

Hormis cela, des dons en vivre en non vivre leurs seront octroyés dans l’optique d’épauler ces âmes charitables qui ont pris sur elles de consacrer leurs vies à ces gamins.

‘‘La douce main’’ d’azuretti

Telle une lumière, l’orphelinat ‘’la douce main’’ illumine le village d’azuretti. A la différence des orphelinats à caractère public, celui-ci est né de la volonté de deux âmes charitables. Fort de 25 pensionnaires dont 19 filles et 6 garçons, ‘’la douce main’’ est tenue par le couple DIABOA. Des pasteurs évangéliques qui ont choisi d’offrir à ces enfants un environnement familial où règnent l’amour, le partage et biens d’autres valeurs.

Mais d’où leur vient l’idée de cet orphelinat ? L’histoire nous ramène en 2015. Évangélistes, leur mission les conduit dans le village de Vitré.

Là-bas, ils sont touchés par la précarité de vie de certains enfants. Plusieurs difficultés les assaillent. Certains ne sont pas scolarisés pour la simple raison qu’ils ne disposent pas d’acte de naissance, d’autres n’ont pas accès aux soins de santé faute de moyens. 

Carole Roinet, Présidente de la Fondation Balifê
Carole Roinet, Présidente de la Fondation Balifê

Face à cette détresse, le couple s’engage à les aider à la mesure de leurs moyens. Chemin faisant, l’épouse DIABOA se remémore un rêve d’enfance : celui de créer un orphelinat si la vie le lui permettait. Tel un puzzle, les éléments favorisant la création de cet orphelinat se mettent en place. 2017, l’année du déclenchement. Les actions posées antérieurement ont plaidé en faveur du couple.

Une âme généreuse leur propose de les aider à acquérir un local à l’effet d’héberger les enfants qui seraient dans le besoin. Les recherches vont les conduire dans le village d’Azuretti où un bâilleur accepte de leur louer sa résidence. Une coquette villa de 5 chambres. L’aventure de ‘’la douce main’’ débute alors avec seulement sept enfants. La nouvelle envahit la zone et d’autres pensionnaires frappent à la porte. Dans cet élan, le couple est lâché par leur bienfaitrice. Ils devront fonctionner par eux même désormais ! Coup de massue vu qu’ils n’y étaient pas préparés. Ils ne baisseront tout de même pas les bras.

Ils poursuivent l’aventure.

Le couple DIABOA

Un pari fou qu’ils tentent de relever au quotidien en dépit des écueils qui se dressent face à eux. Contre vents et marées, ils réussissent à offrir à ces enfants le cocon familial duquel les aléas de la vie les a privés. Leur âge oscille entre 3 ans et 17 ans. Les enfants sont scolarisés et parmi eux, deux présentent le Brevet d’Études du Premier cycle (BEPC) et pour la plupart, le cours primaire. Notre passage à cet orphelinat a permis de rencontrer des enfants énormément épanouis…

Une belle œuvre à encourager.

Abidjan Planet

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Author: Redacteurplanet

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