AICI ABIDJAN

VOTRE VIE PRIVÉE L’EST-ELLE VRAIMENT ?

Phrase d’accroche — Une photo publiée en quelques secondes, une localisation partagée sans y penser, un commentaire qui dérape… Sur Internet, un petit clic peut parfois laisser une grande trace.

Nous fermons notre porte à clé. Nous ne donnons pas notre adresse à n’importe qui. Nous apprenons à nos enfants à ne pas suivre un inconnu.

Mais sur nos téléphones ?

Là, curieusement, nous ouvrons parfois grand les fenêtres !

Photos de famille, lieu de travail, école des enfants, vacances, habitudes, anniversaire, déplacements… Sans nous en rendre compte, nous pouvons raconter une grande partie de notre quotidien.

Le numérique fait désormais partie de nos vies. Il nous informe, nous rapproche et nous divertit. Mais être connecté ne signifie pas devoir être accessible à tout le monde.

Et protéger son espace numérique, c’est aussi prendre soin de soi.

AVANT DE PUBLIER, POSONS-NOUS UNE QUESTION

« Est-ce que je serais à l’aise si cette publication était vue par quelqu’un que je ne connais pas ? »

Cette simple question peut éviter bien des regrets.

Car même lorsque nous supprimons une publication, quelqu’un a pu l’enregistrer, la transférer ou en faire une capture d’écran.

Cela concerne aussi les autres : publier la photo d’un ami, d’un collègue ou de son enfant mérite un minimum de réflexion — et, lorsque c’est possible, son accord.

Notre vie privée est précieuse. Celle des autres aussi.

QUAND L’ÉCRAN DEVIENT UN ESPACE DE VIOLENCE

Moqueries répétées, messages humiliants, rumeurs, faux comptes, diffusion d’informations personnelles, exclusion d’un groupe…

Le cyberharcèlement ne concerne pas uniquement les adolescents.

Enfants, adultes, collègues, personnalités publiques : derrière un écran, chacun peut un jour être confronté à des comportements blessants ou envahissants.

Et le fameux « ce n’est que sur Internet » est trompeur.

Ce qui se passe derrière un écran peut avoir des conséquences bien réelles sur la personne qui le reçoit.

💡 LE TIPS DU MOIS : LA RÈGLE DES 3 « P »

Avant de publier ou de partager quelque chose, pensez :

PRIVÉ ? Cette information doit-elle vraiment être publique ?

PERMANENT ? Serais-je toujours à l’aise avec ce contenu dans quelques mois ou quelques années ?

PERSONNE ? Est-ce que ce que je publie concerne quelqu’un d’autre que moi ?

Trois petites questions. Quelques secondes de réflexion. Et parfois beaucoup de tranquillité gagnée !

💬 TÉMOIGNAGE

« Je publiais énormément de choses sans y penser : sorties, voyages, photos de famille… Un jour, une personne que je connaissais à peine m’a parlé d’un endroit où j’avais l’habitude d’aller. J’ai réalisé qu’elle avait simplement reconstitué mes habitudes grâce à mes publications. Depuis, je partage moins et surtout… je partage mieux. »

— Témoignage anonymisé

ET SI ÇA DÉRAPE ?

Face à des messages agressifs ou à du harcèlement en ligne, répondre sous le coup de l’émotion n’est pas toujours la meilleure solution.

On peut conserver les preuves, utiliser les fonctions de blocage et de signalement de la plateforme, renforcer ses paramètres de confidentialité et en parler rapidement à une personne de confiance.

Pour les plus jeunes, c’est essentiel : un enfant ou un adolescent qui se confie ne devrait pas craindre qu’on lui retire immédiatement son téléphone ou qu’on le culpabilise.

La première réponse devrait être : « Merci de m’en avoir parlé. »

Puis on agit avec lui.

❓ LE SAVIEZ-VOUS ?

Une simple photo peut parfois révéler beaucoup plus que ce que l’on souhaitait montrer.

Un badge professionnel en arrière-plan, le nom d’une école, une plaque, un document posé sur une table ou une indication de localisation peuvent donner des informations que l’on n’avait absolument pas l’intention de partager.

Avant de publier, prenez donc cinq secondes pour regarder… aussi ce qu’il y a derrière vous !

MOINS EXPOSÉ NE VEUT PAS DIRE MOINS CONNECTÉ

L’objectif n’est pas d’avoir peur d’Internet.

C’est d’y circuler avec les mêmes réflexes que dans la vie quotidienne : choisir à qui l’on ouvre sa porte, protéger ce qui nous appartient et respecter l’espace des autres.

La meilleure sécurité numérique commence peut-être par cette phrase toute simple :

Tout ce qui peut être partagé ne mérite pas forcément de l’être.

Et justement, après avoir appris à mieux protéger notre espace numérique, si nous apprenions à… y faire un peu de vide ?

En novembre, nous parlerons de minimalisme digital : comment supprimer le superflu numérique pour retrouver du temps, de l’attention et de la place pour l’essentiel.

Valérie PRIE MOROUE
Hypnothérapeute – Auriculothérapeute
Clinique du mieux-être
+225 01 72 20 82 82 / 07 03 08 24 86

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